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Ernst Johann von Biron, Duc de Courlande (1690 - 1772) Ernest Johann Von Biron, d'origine allemande et d'extraction modeste deviendra, grâce à sa proximité avec la futur Tzarine Anna Ivanovna, Duc de Courlande et propriétaire du site du palais de Rundale. Il fera venir l'architecte Bartolomeo Rastrelli qui débutera les travaux de construction du palais actuel en août 1735. Ernest Biron se rendra souvent a Rundale jusqu’à sa mort en 1772..
Pierre Von Biron, Second Duc de Courlande Pierre Biron, succèdera a son père en 1769 (abdication) mais devra vendre la Courlande et donc le palais de Rundale a la Russie. En août 1795, la famille Biron (Pierre, Anne- Dorothée et leur trois filles : Whilemine, Pauline, Jeanne et) quitte la Courlande pour ne plus jamais y revenir.
Anne-Dorothée de Courlande (1761 - 1821) Née Anna Dorothea Von Medem le 3 février 1761 dans une famille de la haute aristocratie courlandaise, elle épousa à 18 ans Pierre Biron , duc de Courlande, âgé de 55 ans et sans enfants.
. "Elle n'était pas très grande, sa peau était fine et blanche et elle se fardait et teignait ses cheveux en noir, ce qui contrastait avec son visage blanc, elle avait les yeux noirs. Elle était d'une grande beauté et gagnait tous les coeurs par sa bonté, sa grâce et sa gaieté." C’est le portrait que fait d’elle Emilie (fille adoptive de Wilhelmine, sa fille aînée) dans son livre de souvenirs Drei Sommer in Loebichau.
En 1781, 82 et 83, Anne-Dorothée mit au monde 3 enfants : Wilhelmine, Pauline et Jeanne.
En 1784, le couple part pour un long voyage en Italie, avec Wilhelmine.
Louise de Prusse, princesse Radziwill écrit en Français dans ses souvenirs: « Le vieux duc de Courlande et sa jolie épouse passèrent par Berlin pour aller en Italie. La jeune duchesse, charmante, d'une conduite irréprochable, opposait à son mari, d'un caractère dur et désagréable, une douceur, une patience qui lui valaient l'intérêt de tout le monde. La duchesse de Courlande avait beaucoup de succès, surtout auprès des Français. ».
En 1793 elle donna le jour à sa quatrième fille, Dorothée, à Friedrichsfelde, près de Berlin ,château acheté par Pierre aux rois de Prusse.
Lorsque Pierre de Courlande vendit son duché à la Russie, le couple se sépara. Lui alla à Sagan avec ses filles, elle s’installa avec Dorothée, sa dernière fille, à Löbichau en Saxe-Altenbourg et à Berlin où elle tint un salon très fréquenté.
Anne-Dorothée se retrouva veuve à 39 ans, riche et seule pour s’occuper de ses quatre filles et leur trouver un mari. Elle fréquentait Karlsbad et là, elle fit la connaissance du baron suédois Armfeld qui l'aida, entre autres à marier ses filles. Batowski, à qui elle avait promis le mariage si elle se retrouvait veuve fit valoir ses droits , mais elle refusa . Armfeld lui avait fait comprendre qu'elle ne pourrait pas établir ses filles dans la noble société du temps si elle se retrouvait être Madame Batowski. Elle ne se remaria donc pas et eut une vie assez libre pour l'époque.
Dorothée de Courlande - Duchesse de Dino (1793 - 1862) Dorothée de Courlande naquit le 21 août 1793, aux portes de Berlin, dans le château baroque de Friedrichsfelde, (actuellement zoo de Berlin–Est) que son père, Pierre de Courlande (1724-1800), avait acheté en 1785. Quatrième fille de Pierre, dernier duc souverain de Courlande, Dorothée était dotée tout à la fois d'une beauté fascinante, d'une intelligence remarquable, d'un tempérament ardent et d'une profonde culture. Par son mariage en 1809 avec Edmond de Périgord, elle devient la petite-nièce de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, prince de Bénévent. Elle remplit de nombreuses missions diplomatiques pour son oncle dont elle devint probablement la maîtresse après 1815. Le 2 décembre 1817, Talleyrand reçoit de Ferdinand Ier, roi des Deux-Siciles le titre de duc Dino, transmissible immédiatement au comte Edmond de Périgord et a Dorothée. Le 24 mars 1818, les époux Dino se séparent. La séparation de corps ne sera prononcée que le 6 novembre 1824. Le 3 juillet 1820, Talleyrand quitte Paris pour Valençay, accompagné de Dorothée de Dino, qui est enceinte de son troisième enfant, Pauline, dont la paternité est parfois attribuée à Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord. Dorothée devient duchesse de Talleyrand le 28 avril 1838. Le 6 janvier 1845, un diplôme du roi de Prusse investit Dorothée comme duchesse de Sagan, le petit-fils de cette dernière, Boson de Talleyrand-Périgord, prenant immédiatement le titre de prince de Sagan. De cette manière, le titre de duc de Sagan présente la particularité de pouvoir se transmettre en ligne féminine. La duchesse de Sagan mourut le 19 septembre 1862 dans son château de Sagan où elle résidait depuis 1843.
Wilhelmine, princesse de Courlande, duchesse de Sagan (1781 –1839) Katharina Friederike Wilhelmine Benigna, née le 8 février 1781 à Mitau (aujourd’hui Jegava, en Lettonie), est la première fille d’Anne-Dorothée et la préférée de son père, Pierre de Courlande. En 1784, Pierre et son épouse partent pour un long voyage en Italie et emmènent la petite fille. Ce voyage marquera son existence si bien qu'elle retournera très souvent en Italie. Elle les accompagne aussi en Hollande. Bientôt naissent ses deux sœurs : Pauline et Jeanne. Elle est témoin des difficultés que son père rencontre avec la tsarine Catherine qui l’obligera à vendre le duché de Courlande à la Russie. La famille se réfugie à Sagan où elle mène la vie d’une petite cour allemande : on reçoit de nombreuses visites, il y a des fêtes, des bals, des représentations théâtrales, etc. Mais les parents vivent séparés. Les filles sont seules avec leur père. Leur mère vit le plus souvent de son côté à Loebichau avec sa dernière fille, Dorothée, née en 1793.
Bartolomeo Francesco Rastrelli (1700 - 1771) Après avoir passé son enfance en France, le jeune Rastrelli s'installe avec son père architecte en Russie. Bartolomeo adoptera le métier de son père et deviendra l'un des principaux protagonistes de la rénovation architecturale de Saint-Pétersbourg, siège de la cour impériale du tsar de Russie. Son édifice le plus célèbre est sans aucun doute le palais d'Hiver (1754-64), qu'il reconstruira personnellement deux fois.
Dans son œuvre, la culture architecturale française (celle de Versailles mais aussi des décorations rococo de Cuvilliés) se mêle à des influences italiennes, dans des palais où l'homogénéité des longues façades est ravivée par une forte polychromie (notamment a Rundale).
Il passe la fin de sa vie dans un château qu'il avait construit à Mitau vers 1732 pour le duc de Courlande.
Catherine II de Russie (1729 - 1796) Née dans la religion luthérienne, elle avait été baptisée sous le nom de Sophie-Auguste. Elle l'échangea contre celui de Catherine lorsqu'elle se convertit à l'orthodoxie russe pour épouser (le 1er septembre 1745) le grand-duc Pierre Fedorovitch, neveu et successeur désigné de l'impératrice Elisabeth. Son époux l'avait prise en haine et songeait à l'exiler ou à l'enfermer dans un couvent. Au mois de janvier 1762, il monta sur le trône sous le nom de Pierre III. Catherine, grâce à son intelligence et à ses démonstrations bruyantes de dévotion orthodoxe, avait conquis les sympathies du peuple russe. Six mois après le couronnement de son mari, celui-ci mourut durant son arrestation, aboutissement d'un complot qu'elle avait soigneusement préparé avec la troupe et le clergé. Elle se fit sacrer à Moscou avec la plus grande pompe. Catherine II gracia Ernest Johann Von Biron et le rétablit dans son duché de Courlande en 1776. Ce geste s'explique certainement plus par un savant calcul politique que par une affinité quelconque avec le personnage. Sous le règne de Catherine II, la surface de la Russie s'agrandit d'un tiers et le pays, jusque-là très marqué par son caractère slave et orthodoxe, absorbe des populations très diverses, y compris des musulmans qui parlent turc ou mongol. La tsarine meurt en 1796, après 34 ans de pouvoir absolu.
Anna Ivanovna - Anne Ire de Russie (1693 - 1740) À la mort du tsar Pierre II (son oncle), le 29 janvier 1730, elle est désignée pour lui succéder. Couronnée à Moscou peu de temps après, elle devient une tsarine très autoritaire. Son règne, qui dura 10 ans, laissera aux Russes un amer souvenir : plus germanique que russe, hautaine, paresseuse, elle n'est que peu intéressée par les affaires publiques dont elle ne s'occupe que par intermittence. Son favori, Ernest Biron, a les pleins pouvoirs. Il s'entoure lui-même de ministres et généraux allemands dont le but essentiel est de s'enrichir. Ensemble, ils inaugurent en Russie un régime de terreur, favorisent la délation, déboussolent le pays. On appela cette époque la "bironovchtchina" (le "gâchis à la Biron"). Atteinte d'une grave maladie des reins, Anne Ire meurt le 28 octobre 1740, non sans avoir désigné Biron pour assurer la régence durant la minorité du tsar Ivan VI. Cependant, après avoir échappé de peu à la mort Ernest Biron, sera exilé en Sibérie.
Prince Platon Zubov (1767- 1822) 
Les Zubov sont une famille très respectée qui remonte au moins au XVeme siècle. Platon Alexandrovich Zubov , jeune et séduisant officier a été présenté à Catherine II qui l’a confié a un général du Prince Potemkine, le favori de la Tzarine. Potemkine passant le plus clair de son temps à guerroyer au quatre coin de l’empire, Platon (22 ans) va le remplacer dans le lit de Catherine (plus de 60 ans). En moins de sept ans, il sera nommé Conte, puis Prince. À la mort de Potemkine, il prendra sa place comme gouverneur de la Nouvelle Russie (une partie de l’Ukraine d’aujourd’hui). Son pouvoir absolu sur la province et son avidité va faire rapidement de lui un homme extrêmement riche. L’état de santé de la Tzarine se dégradant, le Prince Zubov va devenir l’homme le plus puissant, le plus craint et le plus haï de sa génération. Capricieux et instable, humiliant les plus grands généraux et les familles les anciennes, il sera renvoyé et banni par Paul Ier de Russie dès le décès de Catherine II. Après avoir voyagé pendant quelques, il obtint la permission de revenir dans sa patrie. Rapidement, il devint un des chefs de la conspiration dont le résultat fut la mort de Paul Ier. Au jour de l'exécution, il se montra l'un des plus ardents parmi les meurtriers de ce prince. Après ce tragique événement, Platon Zoubov vécut dans la retraite et il ne parut jouir d'aucun crédit sous le règne d'Alexandre. Il mourut vers 1817, laissant deux fils officiers aux chevaliers gardes.
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